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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 21:45
Sucre d'orgeat

Ils ont tendu leurs mains vers un ciel sans nuage

Ouvert leurs yeux blessés par l’éclat d’un miroir

Et plongé leur regard dans un très long couloir

Dont les murs de granit se couvrent de cirage.

 

En jouant au plaisir d’un peu de grappillage

Ils effacent le vent du bout de leur mouchoir

Comme si par hasard l’hémorragie du soir

Envahissait soudain les lèvres de la plage.

 

Ils cueillent le désir aux doigts d’un framboisier

Qui tache de parfum les plis d’un chemisier

A peine plus froissé qu’une rose trémière.

 

Puis ils roulent leurs corps dans le sable glacé

Et s’endorment soudain le souffle entrelacé

D’une ombre de repos et d’un bruit de lumière.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2014

 

 

 

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Published by Lettres de soie rouge - dans Griffes d'orties
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commentaires

Stellamaris 06/12/2014 10:29

Quelle délicieuse évocation d'un couple amoureux, Francis !

(v.3, "plongé" ; v.10, "qui tache de parfum" ?)

Avec toute mon amitié.

Rick 06/12/2014 08:46

Beautiful weaving of words and ideas!

DA 06/12/2014 00:47

Belle harmonie, douce rêverie...

  • Lettres de soie rouge
  •  Ce blog a pour but d'exposer des pages de poésie, ornées de textes, d'images et de mélodies, pages écrites au fil des jours et, de rassembler des fragments de lumière comme à travers les cristaux d'un kaléidoscope. Il est ma première étude
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