Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 01:27
Capitale de l'être

En errant sur la lande où fleurit la bruyère

Le brouillard emmaillote avec subtilité

La cendre d’un soleil dont l’immortalité

Passe son doigt de feu dans le cuir d’une œillère.

 

Sous les pas cadencés d’une étrange écuyère

Jaillissent des éclairs dont l’immobilité

Fige le cours du temps avec fatalité

Comme un feu vomissant des larmes de tuyère.

 

Dans toutes les couleurs des cristaux de métal

Fondent leur chair brûlée au souvenir létal

D’un monde qui s’enfuit vers un lac de silence.

 

Quelques gouttes de plomb rouillent sur un bougeoir

En tachant de leur cœur les perles d’un drageoir

Qui brille dans le ciel où naît la providence.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2015

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Lettres de soie rouge - dans Soierie de marbre
commenter cet article

commentaires

Rick 04/03/2015 09:15

Amazing use of far-reaching impressions as, for example, "a lake of silence."

Stellamaris 04/03/2015 08:21

La première strophe est une description absolument remarquable de nos lumières bretonnes, du coup l'écuyère de la deuxième strophe me fait terriblement penser à l'Ankou... Même si les deux dernières strophes sont moins explicites, l'ensemble est époustouflant !

(v.7, "Fige")

Avec toute mon amitié.

  • Lettres de soie rouge
  •  Ce blog a pour but d'exposer des pages de poésie, ornées de textes, d'images et de mélodies, pages écrites au fil des jours et, de rassembler des fragments de lumière comme à travers les cristaux d'un kaléidoscope. Il est ma première étude
  • Ce blog a pour but d'exposer des pages de poésie, ornées de textes, d'images et de mélodies, pages écrites au fil des jours et, de rassembler des fragments de lumière comme à travers les cristaux d'un kaléidoscope. Il est ma première étude

Recherche