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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 21:10
Naufrage

En effritant le jour à grands coups de bâtons

Le vent de l’univers verse de l’orangeade

Sur des astres de plomb dont le troupeau nomade

Erre comme un soleil qui se lève à tâtons.

 

La laine de la nuit au fil de ses matons

Ebouriffe le miel d’une claire cascade

Que des roches en feu recouvrent de leur jade

Epuisant tout espoir de maigres rogatons.

 

Sous l’ombre d’une échelle une branche de lave

Embrasse le charbon d’une célèbre épave

Où des âmes de glace ébruitent le malheur.

 

Puis la pluie envenime une plaie écarlate

Et broyant dans l’acier la dernière couleur

Tache le satin blanc d’un revers de cravate.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2016@Shortédition

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Published by Lettres de soie rouge - dans Flocons de temps
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commentaires

annie 30/09/2015 18:48

Bonsoir cher Francis,
L'ambiance de ce poème se veut quelque peu effrayant mais la douceur des mots choisis laisse le lecteur ébloui par les images comme toujours !
Mes bravos et mon amitié.
Annie

  • Lettres de soie rouge
  •  Ce blog a pour but d'exposer des pages de poésie, ornées de textes, d'images et de mélodies, pages écrites au fil des jours et, de rassembler des fragments de lumière comme à travers les cristaux d'un kaléidoscope. Il est ma première étude
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