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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 20:46

 

 

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Sous sa peau de métal il regarde l’instant

Glisser comme une larme au dessus de la rue

Que le pas des passants a déjà parcourue

Le matin sous la pluie et le soir en trottant.

 

Ils ignorent sa bouche au silence envoûtant

Et frôlent d’un baiser sa panse un peu ventrue

Dont la chair vert-de-gris couvre d’une aube écrue

Les arbres de la place et le bois d’un vieux banc.

 

Si le zéphyr lui loue une fée invisible

Et picore son cœur d’un amour indicible,

Il soupire de joie et se fond dans la nuit.

 

Or c’est alors que rit l’âme au visage d’ange

Entre un doigt de satin et le temps qui s’enfuit

A l’ombre d’une feuille éprise de sa frange.

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2012

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Published by Lettres de soie rouge - dans pages blanches
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commentaires

Rick 23/09/2012 07:18


It is great to find you back online!    Rick

stellamaris 23/09/2012 02:30


Celui-ci me parle tout particulièrement, Francis, superbe ! Par contre, le 1er vers du 1er tercet est à revoir : 13 syllabes + césure.


 


Avec toute mon amitié.

  • Lettres de soie rouge
  •  Ce blog a pour but d'exposer des pages de poésie, ornées de textes, d'images et de mélodies, pages écrites au fil des jours et, de rassembler des fragments de lumière comme à travers les cristaux d'un kaléidoscope. Il est ma première étude
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