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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 20:27

 

 

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L’ivoire du matin comme un voile en satin,

Repose sur les toits de la ville endormie

Que des oiseaux de jais pillent par colonie,

Dans un tiède silence au turgide câlin.

 

Les bouddhas aveuglés par leur riche destin,

Patronnent l’horizon de leur lente atrophie,

Que l’encens et les gongs couvrent de féérie,

Quand le soleil se plie à leur peau de calcin.

 

Le fleuve saigne l’or et les rives l’argent,

Comme si le ciel gris avait fondu la nuit

Dans un creuset de boue aux couleurs de serpent.

 

Imperceptiblement, les parfums de la mangue,

Glissent leur chair de feu et leur saveur de fruit,

A la bouche d’un jour fondant crû sous la langue.

 

 

Francis Etienne SIcard Lundquist ©2011

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Published by lettresdesoie - dans pages en voyage
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commentaires

MARTINE GIMENEZ 08/04/2011 21:57



j'ai lu et relu ce poème et j'éprouve à chaque fois des impressions


fortes et différentes :les images ,les métaphores ....le doux, le brutal,....


le figé, le vivant ...les odeurs,les bruits  ...TOUS LES SENS EN EVEIL  pour savourer  ces vers


bravo c'est beau.



stellamaris 03/04/2011 11:27



Des images magnifiques, Francis ! Toute mon amitié.



  • Lettres de soie rouge
  •  Ce blog a pour but d'exposer des pages de poésie, ornées de textes, d'images et de mélodies, pages écrites au fil des jours et, de rassembler des fragments de lumière comme à travers les cristaux d'un kaléidoscope. Il est ma première étude
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