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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 20:28

 

 

P1000519

 


Le temps ronge le fer comme un bout de nougat

Et lèche la lumière avec un coup de langue

Dégustant le soleil au supplice de cangue

Entre un jour qui se meurt et un vieux seringat.

 

La façade sourit au bien triste agrégat

D’un monde de soupirs et d’un pan de varangue

Que la pluie a battue à force de harangue

Pour distraire la nuit d’un cri de renégat.

 

Sous les volutes d’or, un éclat de mirage

Verse une cendre en flamme à l’odeur de cirage

Sur des chancres de suie avalés par la mort.

 

Puis l’oubli s’éternise au balcon immobile

Effaçant de la rue une maison dont l’ile

S’enfonce dans la nuit qui recouvre le port.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2012


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Published by Lettres de soie rouge - dans pages blanches
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commentaires

stellamaris 25/09/2012 12:18


Toujours aussi superbe, Francis !


(Hiatus, et_un, au vers 4)


Avec toute mon amitié.

Rick 25/09/2012 07:11


Liked this!  Great picture of the passerelle!   Rick

  • Lettres de soie rouge
  •  Ce blog a pour but d'exposer des pages de poésie, ornées de textes, d'images et de mélodies, pages écrites au fil des jours et, de rassembler des fragments de lumière comme à travers les cristaux d'un kaléidoscope. Il est ma première étude
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