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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 19:18
Vitraux de songes

Chers lecteurs,

Chers parents et chers amis,

 

Il vient de paraître

Aux éditions Ipagination,

Et c’est un recueil de sonnets.

Vous pouvez vous en procurer

Un exemplaire en papier

Ou sous forme de eebook

Sur le site de Ipaginastore

 

http://www.ipaginastore.com/fr/

 

Il est un exemple du travail continu

D’écriture

Que je poursuis depuis des années.

 

Je vous souhaite de trouver à la lecture

De ces textes autant de plaisir que j’en ai eu

A les écrire.

 

Merci encore à vous tous sans qui ce recueil n’aurait peut-être pas vu le jour.

 

De tout cœur,

 

Francis Etienne

Vitraux de songes
Vitraux de songes
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 20:55
Pensée qui fane

A l’encre des douleurs nos doigts tachent le lin

Des pages d’un silence où se consume un rêve

Dont le sable glacé froisse l’or de la grève

Que nos yeux embrumés recouvrent de vélin.

 

Si le jour endeuillé comme un pauvre orphelin

Cherche dans le sommeil une éternelle trêve

A la vie épuisant le sucre de sa sève

La nuit hélas nous broie à ses crocs de félin.

 

L’ombre de nos seuls mots assèche notre lèvre

Et brûle notre corps d’une puissante fièvre

Dont nous tremblons parfois jusqu’à l’épuisement.

 

Et si nous contemplons la beauté d’une larme

C’est que nous y cherchons le reste de ce charme

Qui aveugla nos yeux à son embrasement.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2015

 

 

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 21:51
Âtre de pierre

In memoriam Yves T.

 

Sous l’ogive du soir un parfum d’églantine

Bénit de son essence un corps dans un tombeau   

Où repose le temps sous l’éclat d’un flambeau

Qui nappe les pavés d’un voile d’opaline.

 

La neige dans le ciel sous un manteau d’hermine

Recouvre de son miel les ailes d’un corbeau

Qui passe au bord d’un puits comme le noir lambeau

D’une nuit qui s’endort sous le poids d’une épine.

 

Des larmes de cristal coulent d’un encensoir

Où brûle le corail d’un divin ostensoir

Dont des langues de cire adornent la richesse.

 

Puis dans l’éternité proche d’un souverain

Une âme vient puiser au cœur de l’allégresse

Cette eau qui sanctifie et qui sème le grain.

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2015

 

 

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 20:59
Jeu de destins

Glissant entre des doigts gantés de velours noir

Une carte glacée avec son armoirie

Erode le hasard dont la veule incurie

Plonge tous les regards sous l’or d’un éteignoir.

 

Une ombre s’échappant des douves du manoir

Porte un sac de rubis dans une bergerie

Où les premiers sanglots souffrent de pénurie

Comme des yeux crevés le long d’un promenoir.

 

Des voix de soldats morts dans un trou de bataille

Chuchotent des prénoms dont le silence émaille

Les lettres de sursis de macules de sang.

 

Un souffle de brouillard épuise la souffrance

D’une heure d’agonie et jette dans l’étang

Un gant de velours noir avec indifférence.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2015

 

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 21:31
Jardin de ciel

D’une main de satin un nuage en voyage

Entrouvre l’horizon comme un pan de rideau

Laissant voir un instant la course d’un radeau

Qui fuit sur l’océan d’une fugace image.

 

Des perles par milliers grossissent le rivage

D’une ligne de nacre aux braises d’un flambeau

Et s’évanouissant dans le sucre de l’eau

Teintent le sable d’or et d’un bruit de feuillage.

 

Plus loin sur un tronc d’arbre un oiseau de galets

Frissonne sous le vent qui prend dans ses filets

Des morceaux de printemps tachés de solitude.

 

Les premiers fruits du temps mûrissent dans le ciel

Comme des confettis gorgés d’aube et de miel

Et c’est alors que naît un brin de plénitude.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2015

 

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 19:53
Voile de serge blanc

Une grêle d’ivoire aux mains d’un forgeron

Inonde de couleurs les murs d’une chapelle

Dont la nuit se confond au bord d’une margelle

Avec l’émail bleuté d’un tendre liseron.   

 

Ployé sous son fardeau un jeune bûcheron

Suit le vol indécis d’une mère hirondelle

Qui cherche le soleil sous un dais de flanelle

Où s’endort l’infini dans un trou de chaudron.

 

Une vague de pluie efface la rosée

Des lèvres d’une enfant que la mort a croisée

Sans ouvrir le cristal d’une fève de songe.

 

Puis le velours fané d’une scène déserte

Referme des miroirs dont la splendeur inerte

Réfléchit la douleur d’un tout premier mensonge.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2015

 

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 20:30
Paradigme d'ouvrage

 

Comme le coton gris de leurs ailes de rêve

Les nuages du soir se couchent dans le port

Fondant des bruits de sable aux larmes de la mort

Qui rôde à pas de loup tout le long de la grève

 

Des feuilles de soleil d’où saigne de la sève

Colorent l’orient d’une armature d’or

Dont les arches de pluie abritant un trésor

Rougissent sans désir dans le jour qui s’achève.

 

Les pages d’un journal content alors la peur

De perdre au tribunal le reste d’un labeur

Dont toute la richesse émeut la vantardise.

 

Chaque mot déposé sur les pages du ciel

Marbre de son reflet ce goût de friandise

Qui tourmente les cœurs enrubannés de miel.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2015

 

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 20:39
Panier d'images

Tous les mots ont un corps de glaise et de rocher

Qui glisse dans nos doigts comme un chapelet d’ambre

Brûlant nos souvenirs au fond de cette chambre

Où s’égouttent la pluie et le glas d’un clocher.

 

Leurs lèvres de safran faciles à mâcher

Nous racontent des nuits aux couleurs de novembre

En embaumant nos cœurs d’un parfum de gingembre

Que nous mêlons parfois aux larmes d’un bûcher.

 

Ils habillent la rue au bruit d’une fontaine

Cueillant des fleurs de marbre et des morceaux de laine

Dans le jardin secret de nos regards lassés.

 

Puis sans toucher au drap qui couvre notre cage 

Leur souffle se confond avec ces jours passés

À regarder le temps vider son marécage.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2015

 

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 21:06
Promesses de poète

Pour Annie

 

Au dos d’un miroir d’or couvert d’une mantille

Passe un souffle de bouche inconnu de la main

Qui glisse un œillet blanc au bord d’un parchemin

Comme un peu de soleil que le vent éparpille.

 

Dans un vase de marbre une fleur de jonquille

Ensorcelle le soir à la peau de jasmin

Et se parant parfois d’un éclat de carmin

Retouche les couleurs d’une longue apostille.

 

La cendre d’une étoile ébruite des secrets

En ravissant au ciel des propos indiscrets

Que la lune en chemise évente avec malice.

 

Puis une ombre s’efface emportant dans ses bras

Des images d’émail dont le joyeux fatras

Ravira les rêveurs d’un parfum de délice.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2015

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 20:13
Tournois courtois

Le ciel pleure des mots d’une étrange beauté

Qui coulent sur le sable au pied d’une sirène

Dont le marbre bleuté capture une murène

Dans les eaux de saphir de la principauté.

 

De flamboyants bateaux en toute loyauté

Croisent à l’horizon en attendant leur reine

Et comme des martyrs dans le vent de l’arène

Meurent en gémissant sous tant de cruauté.

 

Des grappes de soleil aux couleurs de l’ivoire

Fanent sur les balcons où des masques de foire

Dévorent le silence avec des dents de fer.

 

Alors descend soudain sur l’orbe de la terre

Ce feu qui détruira tous les châteaux de pierre

D’un souffle s'exhumant du soufre de l’enfer.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2015

 

 

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 21:04
Parfum de paille

Drapant dans son manteau le bruit d’une cascade

Un pâtre enfouit l’or d’une tache de sang

Parmi les éclats bruts d’une pierre de temps

Que la voûte du ciel cache sous son arcade.

 

C’est un mystère pur au parfum de muscade

Qui passe entre les murs d’un ancien couvent

Comme passe la nuit sur la peau d’un chaland

Oublié par la mort postée en embuscade.

 

Puisant chaque seconde au gouffre d’un miroir

Une fée en papier rôde au fond d’un tiroir

Qui renferme l’enfance au goût amer d’orage

 

Ils traversent ainsi les yeux comblés de vent

L’épreuve de la vie au bord d’un marécage

Ceux qui soufflent leur cœur sur le bord d’un divan.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2015

 

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 20:38
Conte du soir

Au parloir du silence une ombre aux mains de lin

Glisse des plis de temps dans un ventre de cruche

Où repose le miel d’une bruyante ruche

Déguisant le soleil sous un mot sibyllin.

 

L’horizon maquillé par des feux au déclin

Pétrit la pâte d’or d’un nuage en peluche

Dont l’émail se colore aux parois d’une huche

D’un éclat écarlate aux doigts de gobelin.

 

Des ronces de trésors et des brins de ficelle

Attachent l’aube noire au bout d’une étincelle

Qui flamboie au zénith comme une étoile à trous.

 

Le pouvoir d’une image ouvre alors la mémoire

Et brisant le cristal de nos puissants verrous

Verse sur nos sommeils le songe d’une histoire.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2015

 

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 21:25
Bois de bambou

Sous un drap de brouillard la baie encercle l’âme

D’une cendre de vent qu’une jonque en cédrat

Saupoudre sur le musc d’une voix de castrat

Suspendue au secret d’un double sinogramme.

 

Le fabuleux trésor des racines d’igname

Se couche lentement sur un lit d’apparat

Que des femmes en noir aux allures de rat

Protègent de la nuit par le fil d’une lame.

 

Des gouttes de lampions éclosent du néant

Comme des lotus d’or dont le regard béant

Admire l’univers effeuiller un orage.

 

Or un profond silence étouffe la beauté

Des rides d’une lune en pleine éternité

Dont le croissant se fond au cœur du paysage.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2015

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 19:50
Poivre de sable

Des éclats d’émail blanc parsèment le soleil

D’une chaîne de mots sertis d’or et d’ivoire

Que des branches de feu de leur langue de moire

Couvrent de longs baisers plongés dans le sommeil.

 

Une corne en cristal où tremble un flot vermeil

Irise de l’argent aux lèvres d’un ciboire

Que le soir renaissant de son antique gloire

Baigne du parfum pur de l’aurore au réveil.

 

Un fleuve de glaïeuls mousse comme une étoile

Enveloppant la lune avec un bout de voile

Dont la couleur se fond dans un vase d’étain.

 

Puis des miroirs bleuis  par des fleurs de lavande

Pleuvent d’un ciel tendu par un bout de guirlande

Qui danse dans un ciel au rivage lointain.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2015

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 20:22
Glacis d'ombre et de chanvre

Dans le remous bleuté d’un jour de porcelaine

Des nuages de sable éparpillés sur l’eau

Trempent leurs voiles d’or dans un pan de troubleau

Qui soulève la mer et sa peau de poulaine.

 

Sous un dais de soleil comme une châtelaine

Une vague de miel cache dans son rouleau

Des larmes de couleur qui brodent un tableau

Dont le parfum rappelle un peu la marjolaine.

  

Des confettis gravés sur le marbre du port

Poussent le vent navré vers les bouches du nord

Qu’embrasent des fleurs d’ambre aux pistils de silence.

 

La dentelle d’un pampre orne un mur de jardin

Où de la poudre d’air sème la somnolence

Sur les plis vaporeux du jabot d’un jasmin.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2015

 

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  • Lettres de soie rouge
  •  Ce blog a pour but d'exposer des pages de poésie, ornées de textes, d'images et de mélodies, pages écrites au fil des jours et, de rassembler des fragments de lumière comme à travers les cristaux d'un kaléidoscope. Il est ma première étude
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