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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 05:07

 

 

 

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Une averse de lune et son torrent d’ombrage

Répandent une peur à l'étrange pâleur,

Sur le charmant jardin d’un palais d’empereur,

Où repose la nuit sous un soyeux corsage.

 

Au pied d'un pont de bois conduisant à la plage,

Un albatros blessé suffoquant de douleur,

Ronge le sable froid d’un bec blasphémateur,

Rivant son regard noir sur le lointain rivage.

 

Quand soudain échappé d’un long alexandrin,

Un chapelet de mots l’entoure de vélin,

Et guérit son chagrin d’un tour de magicienne.

 

S’envolant dans le ciel au dessus de l’azur,

Son âme alors sereine ivre à cet air si pur,

Embrasse le soleil et sa robe assyrienne.

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2011

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 07:35

 

 

 

 

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Près d’un étang profond où se baignent des ombres,

Un manoir entouré par une forêt dense,

Dresse ses tours de pierre et son squelette immense,

Drapé dans un brouillard envahi de décombres.

 

A chaque arbalétrière aux menaces si sombres,

Une perle de feu brûle en vengeant offense,

Dont le plomb en fusion né d’une haine intense,

Crache des jets de fiel comme des noms de nombres.

 

Dans le donjon gardé par un aigle et son ange,

L’illustre prisonnière attend la fière alfange

D’un seigneur valeureux qui brisera son sort.

 

Mais quand le fleuve éteint son unique espérance,

En ce matin d’été si proche de la mort,

L’amour lui a volé la couronne de France.

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2011

 

 


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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 04:39

 

 

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Dans une figuline aux lèvres d’émail bleu,

La rosée a posé des larmes de souffrance,

Renouvelant l'amour d’une sainte constance

A la flamme d’un cierge éclairant un enfeu.

 

Les vantaux d’un portail ouverts comme un aveu,

Battent au vent marin et racontent l’enfance

D’une vierge immolée à la folle arrogance

D’un peuple anéanti par la force d’un vœu.

 

Le silence insolite invite à la ferveur

Et fige dans l’air chaud une impalpable peur

De déchirer le sceau de ce lointain mystère.

 

Seul un vitrail d’eau pure évente les soupirs

D’une prière émue au pied d’un baptistaire,

Qu’un rayon de soleil orne de repentirs.

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2011

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 05:18

 

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Des flammes de cendal éfaufilent le ciel

D’une aiguille de vent en verre de Venise,

Et dévorent le soir à la sombre chemise,

De baisers amoureux aux essences de miel.

 

Des barques en suspens au bord d’un arc en ciel,

S’endorment lentement d’un sommeil de banquise,

Où parfois glisse un cygne au souffle de la brise,

Comme un peuple d’oiseaux s’effaçant du pluriel.

 

La ruse d’un renard échappé d’un bestiaire,

Trompe l'oeil amusé par la pâleur lunaire

D'une branche de houx d'où s'envole un hibou.

 

Au froissement d'un pas murmuré par un ange,

On reconnaît alors la sente du passage

Entre l'eau qui bouillonne et l'odeur du thé bou.

 


  Francis Etienne Sicard Lundquist ©2011

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 03:52

 

 

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En flânant dans mon âme à la pointe du jour,

J’ai revu mon enfance égrainer la richesse

De rêves en papier dont la profonde ivresse

A tendu ma raison d’une peau de tambour.

 

Un campanile en bronze et ses belles de jour,

Traversant le sommeil de ma prime jeunesse,

Réveillent dans mon coeur le gout des vins de messe,

Comme un sucre du temps au bout d’un calembour.

 

Je danse la carole au bal des costumiers,

Et je creuse les mots dans le bois des plumiers

Dont les trésors cachés ont rempli mes besaces.

 

Mais quand hélas je fuis du grenier de mes songes,

Mon âme endolorie aux coups de mes grimaces,

Verse une larme amère et crie aux grands mensonges.

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2011

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 22:51

 

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Sous l’aitre ensoleillé d’un cimetière hanté,

Une plante arénaire inconnue et fragile,

Coud sa tige flexible aux couleurs de l’argile

Sur le drap effrité d’un mur dilapidé.

 

Un caveau d’ambre rouge au charme immaculé,

Marque de son sceau crû la marelle futile

D’une ombre repliée à la peur d’un reptile

Dont la mue est trésor pour toute éternité.

 

Les tombes alentour sous leur mare de sable,

Soupirent de plaisir devant l’ordre immuable

Des roses de jardin et des lointains parvis.

 

Au cycle des saisons la fleur donne la graine,

Mais au cercle des mots c’est l’encre de la haine

Qui écrit votre nom sur l’émail, au lavis.

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2011

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 19:57

 

 

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Une allumelle en bronze éventrant la marée

De son fil de lumière effrangé de la nuit,

Rature l’univers à son rayon fortuit,

Comme un masque de l’aube arrachée à la fée.


Le silence sali par la masse indomptée

Du tonnerre attendri par l’océan qui luit,

Fond son sombre cristal dans un gouffre de bruit,

Dont le souffre du soir asperge la jetée.

 

Des géants de nuage à la peau de cuir noir

Approchent d'un baiser un immense encensoir,

Où bout le feu violet d’une larme d’orage.

 

Brutalement alors le vent déchire l’air

Et l’outre ainsi percée à la pointe d’éclair,

Vide le firmament de son étrange rage.

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2011

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 19:54

 

 

 

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Au  carrousel des jours tournent les mots d’amour,

Chaque matin creusant la mine de l’enfance,

D’une écope de chair en perles de souffrance,

Qu’une main de satin gante de son humour.

 

Rarement indocile une allège à son tour,

Gonfle la peur du port où finira l’errance

D’un voyage achevé par un cri d’abondance,

Comme un compte réglé sans le moindre détour.

 

Les mages et les rois arpentant un ansange,

Ignorent la beauté de la prière à l’ange

Qui conduit les marins aux portes de leurs vies.

 

 Et si la mer battit des paradis de cendre

Sur les plages de sable aux couleurs infinies,

C’est qu’une étoile boit un sang de scolopendre.

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist @2011

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 04:06

 

 

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Sur une abraxas d’or quelques lettres d’hébreu,

Etourdissant l’esprit, protègent la fratrie

De sorts jetés parfois par force et par magie,

Comme une plaie ouverte à la solde de Dieu.

 

Le corps d’une adalie entouré par le feu,

Roule sur une rée aux spores d’ambroisie,

D’où s’échappe du miel au goût de ramondie,

Qu’un oiseau de jardin chamaille d’un émeu.

 

Une carnèle en vair décore de son sable,

Le blason d’une ruche à facettes de gable,

Qu’un brin de chèvrefeuille embellit de sa fleur.

 

Le symbole des mots, esclave de l’image,

Efface ainsi la peur des âmes mises en cage

Par le savoir pervers d’un simple bâteleur.

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2011

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 03:35

 

 

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Bris d’ange en fusion et valse de salon,

Des volants de chiffon déchirés par le sable,

Griffent de leurs festons le frisson impalpable

D’un désert de poussière à la peau de frelon.

 

L’horizon chatoyant d’un joyau de carton,

Brûle un parfum de pluie au-dessus d’un retable,

Dont les saintes en bois comme dans une étable,

Partagent la fraicheur avec l’amour du don.

 

Un clocheton de pierre à la voix de ténor

Apelle à la prière au cœur de ce décor,

Les pages de la cour et leurs dames d’usage.

 

Puis lentement froissé par un prêtre en habit,

Le jour dégoulinant d’un pur coloriage,

Répand son sucre chaud sur le sang de l’esprit.

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2011

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 03:07

 

 

 

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Une source en cristal au gazouillis fatal

S’abreuvant des rayons d’une douce lumière,

Scintillait dans la nuit comme un grain de salière

Oublié par le temps et son long carnaval.

 

Un oiseau revenu du cercle boréal,

Passant près du matin à la couleur de bière,

Alluma son regard comme une poudrière,

Et se posa charmé sur le front d’un santal.

 

« Que votre bouche apaise à sa lèvre glacée

Le feu d’une passion que vous avez plantée

Dans mon cœur étourdi devant votre splendeur. »

 

« Voilà  lui répond-elle une bien triste envie

Car au premier baiser vous perdrez votre vie,

Et vous serez alors un oiseau de malheur. »

 

 

Francis Etienne Sicard Lunquist ©2011

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 03:36

 

 

 

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Fade rumeur de jour, l’aube emplit sa besace

De brindilles d’étoile et de rameaux de vent,

Soufflant des braises d’or derrière un paravent,

Dont l’immense vitrail dessine une rosace.

 

Des nuages de perle aux rondeurs de fouace,

Exhalent des parfums extraits du firmament,

Qu’une courtine en soie habille élégamment

De son satin rosé dérobé d’un palace.  

 

On entend le matin se plonger dans un bain

Et tendre sa peau nue aux doigts d’un chapelain

Dont le rosaire en buis se froisse d’une larme.

 

Quand enfin paraît l’astre aux rayons de vermeil,

Effaçant de son feu les traces du sommeil,

Une rose en dentelle éblouit de son charme.

 

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2011

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 21:33

 

 

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Des pilastres de l’aube aux voiles du couchant,

Des ruches du soleil aux flaques de la lune,

Le temps file un destin aux dessins de fortune,

Qu’un papillon de soie avale en voletant.

 

Des désastres de Troie aux victoires d’un chant,

Des plaines de l’enfer aux prêches de tribune,

La mort sème le vent sur le sable et la dune,

Comme un renard traqué par un regard d’enfant.

 

Des ports de la Baltique aux rivages du Nil,

Des portes de Berlin aux bateaux en exil,

La peur creuse des trous dans les murs du courage.

 

Et si l’espoir se meurt quand s’éteignent les ans,

C’est que l’homme est pendu depuis son plus jeune âge

A la corde des mots qui parent ses turbans.

 


Francis Etienne Sicard Lundquist ©2011

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 22:01

 

 

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Dans un bourg féodal aux murailles de roc,

Entouré d’une lande à la ronce insécable,

Vivait un chevalier dont la très riche étable

Nourrissait un coursier effrayant et mastoc.

 

Dans son fourreau de bronze un redoutable estoc

Jetait des sorts pervers au pouvoir redoutable

A quiconque oserait approcher de la table

Où gisait un pain noir près d’un antique broc.

 

Les orages puissants à l’onde diluvienne,

Apeurant voyageur, moine ou cartomancienne

Eloignaient du manoir le plus vaillant guerrier.

 

Mais un jour de printemps, surgissant d’un nuage,

Un oiseau de couleur au merveilleux plumage,

Vint déposer l’amour dans le cœur du lancier.

 

 

Francis Etienne SIcard Lundquist ©2011

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 22:16

 

 

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Quand par un jour de mai, le ciel et son mirage,

Fondent en gouttes d’or au dessus de la mer,

Et que le vent du nord, de sa griffe de fer,

Lacère mon visage au souffle de sa rage,

 

Mon rire courbatu dans une sombre cage,

Explose de bonheur, en refermant l’enfer

Des nuits et des matins, dont le breuvage amer

 Pétrit mon regard froid d’une argile à bouchage.

 

Le sable du rivage irisé de couleurs,

Embrasse mes pas nus et tendrement rêveurs,

Comme une bouche amie à la lèvre amoureuse,

 

Dont je plisse la joie entre mes doigts serrés

Contre mon cœur flambant devant tant de beautés,

Quand par un jour de mai, je vous sais être heureuse.

 


 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2011

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  • Lettres de soie rouge
  •  Ce blog a pour but d'exposer des pages de poésie, ornées de textes, d'images et de mélodies, pages écrites au fil des jours et, de rassembler des fragments de lumière comme à travers les cristaux d'un kaléidoscope. Il est ma première étude
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