Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 21:06
Unendliche Sehnsucht

Poudrant le soleil d’or et de mélancolie

Le temps brûle des mots au brasier d’un chagrin

Comme parfois le vent sèche dans un écrin

L’espérance rouillée aux dents de la poulie.

 

Quand se mélange alors dans l’eau d’une homélie

La sève de la nuit au bruit d’un tambourin

Des étoiles de soie en bois de tamarin

Dégoulinent d’un ciel qu’un mendiant supplie.

 

L’écaille du regard creuse l’éternité

Où déjà s’assombrit la simple vanité

D’un désir étouffé par autant de tristesse.

 

Et pourtant quelques fois dans un cri douloureux

Nous effaçons l’instant dont la brève vitesse

Epuise notre joie à nous sentir heureux.

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2017@Shortédition

Repost 0
Published by Lettres de soie rouge - dans Grêlons d'astres
commenter cet article
21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 21:14
Alchimie du silence

La nuit jette son voile au pied d’un boqueteau

Dont les ramures d’or illuminent la plaine

D’un embrun de soleil et d’un bourron de laine

Où se glisse en fuyant un secret serpenteau.

 

Le miel descend du ciel aux saveurs de gâteau

Dégoulinant d’un sucre ambré de porcelaine

Que des papillons blancs cendrés de marjolaine

Déversent goutte à goutte au bord d’un écriteau.

 

Quelques mots effacés par le souffle d’un ange

Tarissent l’eau des puits enveloppés d’un lange

Comme un vernis d’émail autour d’un encensoir.

 

Des bouts de mosaïque éparpillent le vide

Sur le sable nacré d’une feuille de soir

Puis brûlent le brouillard d’une lèvre impavide.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2017@Shortédition

 

Repost 0
Published by Lettres de soie rouge - dans Grêlons d'astres
commenter cet article
20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 20:59
Songe et mensonge

Aux cendres du sommeil se mêle un peu d’ivresse

Qu’une flaque de vent mouille de son jasmin

Comme un souffle de mot sur l’or d’un parchemin

Ebruite du soleil dans la main qui caresse.

 

Le temps d’un long soupir que le plaisir transgresse

S’ouvre au fond de la nuit le serpent d’un chemin

Où vacille une flamme au feuillage carmin

Entre des doigts tendus vers l’ombre d’une ogresse.

 

Sous un voile argenté le cristal d’un drageoir

Scintille de douceurs aux lèvres d’un bougeoir

Jailli de l’infini dans un mouchoir de perle.

 

Or de l’enclos du jour l’insipide pâleur

D’un rayon de lumière étouffe la chaleur

D'un rêve anéanti par le temps qui déferle.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2017@Shortédition

Repost 0
Published by Lettres de soie rouge - dans Grêlons d'astres
commenter cet article
14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 22:12
Aux tropiques

Une dentelle d’or saupoudre l’horizon

De pépites en fleurs d’un rouge cochenille

Que des cristaux plongés dans un peu de vanille

Colorent aux soupirs de leur riche foison.

 

Le vent incandescent couve la frondaison

Des arbres barbouillés au jus de mancenille

Qui mouille le regard d’un joueur de manille

Dont les doigts effilés distillent le poison.

 

Sur la mer essoufflée un rectangle de toile

Caresse la beauté d’une lointaine étoile

Où flotte vaguement un peu d’éternité.

 

Le poids des alizés souffle alors le vitrage

D’un ciel enrubanné dans du papier d’orage

Comme du plomb fondu sur la sérénité.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2017@Shortédition

 

Repost 0
Published by Lettres de soie rouge - dans Grêlons d'astres
commenter cet article
8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 21:41
Nocturne marin

Quelques feuilles de brume amarrent dans la rade

Des larmes de lumière en un long chapelet

Qu’une étoile en brillant au bout d’un feu follet

Glisse dans le courant comme un bout de charade.

 

Sur le sable mouillé d’un peu de mascarade

Passe une ombre de soie en habit de valet

Puis dérobant au soir son exquis bracelet

La lune alors murmure une longue tirade.

 

La mer feuillette l’eau de ses doigts de cristal

Et caresse la peau d’un reflet de métal

Fondant sur les anneaux d’une chaîne qui rouille.

 

Solitaire un oiseau réveille sous ses pas

Un crabe clandestin dont la course s’embrouille

Aux mailles d’un filet qui verra son trépas.

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2017@Shortédition

 

 

 

 

 

 

 

Repost 1
Published by Lettres de soie rouge - dans Grêlons d'astres
commenter cet article
6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 21:47
Oracle delphique

Aux fournaises du vent sèchent les fruits du soir

Que des bouches en fleur cueillent avec délice

Comme les perles d’or qui brodent le calice

D’un parfum de raisin tranché par un fossoir.

 

Les masques balayés par des coups de houssoir

Roulent sur les pavés rouge cardinalice

D’un chemin gravissant jusqu’au dernier supplice

Les marches d’un palais qu’embaume un encensoir.

 

Des buissons de velours où grouille la vermine

Cachent les souvenirs d’une longue famine

Sous le poèle froissé d’une pluie en cristal.

.

A chaque pas s’enfonce au fil de la nuit noire

La lame du couteau qui d’un geste fatal

Plongera le soleil au cœur du purgatoire.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2017@Shortédition

Repost 0
Published by Lettres de soie rouge - dans Grêlons d'astres
commenter cet article
4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 21:49
Ruban de mots soufflés

 

Des robes de soleil flottent au fond d’un rêve

Au-dessus de la mer où fuit vers l’horizon

Une flamme de vent attachée au tison

D’une brindille d’or jaillissant de la grève.

 

Sur le sable gonflé par des bribes de trêve

Des mèches de silence en pleine fleuraison

Déroulent des trésors dont la blanche toison

Habille en coquillage une bulle qui crève.

 

La fourrure du sel emmitoufle un galet

D’une barbe de soie et couvre un chevalet

Qu’un pinceau de ciel bleu touche de sa caresse.

 

Effrayante beauté, le marbre d’un arceau

Ourle l’éternité de son brûlant cerceau

Embrasant l’univers d’une goutte d’ivresse.

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2017@Shortédition

Repost 1
Published by Lettres de soie rouge - dans Grêlons d'astres
commenter cet article
2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 20:56
Tapis de Perse

 

Un gant de velours rouge égraine du satin

Sur le marbre nacré d’une lune de lave

Que l’éclat d’un rubis soudainement emblave

De l’éclair d’un serpent dévorant un tétin.

 

A l’abri de regards qui couvent le butin

Enchaînée à la nuit par la main d’une esclave

Une femme gémit dans l’ombre que délave

Une main enroulée au creux d’un serpentin.

 

La dentelle de l’aube à la peau de feuillage

Enlumine le temps de son riche treillage

Comme un souffle de soie échappé d’un tiroir.

 

Quand viendra le moment sur le bord de l'enclume

Refleurira pourtant le frisson d’une plume

Dont la clé brisera des bribes de miroir.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2017@Shortédition

 

Repost 0
Published by Lettres de soie rouge - dans Grêlons d'astres
commenter cet article
17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 21:19
Malédiction de pierres

Des branches de soleil ruisselantes de neige

Brûlent comme de l’or sur un carreau d’émail

Que les ailes du vent creusent en éventail

Dans la bouche de mots qui jettent un sortilège.

 

Paré d’un mantelet en velours de Norvège

Un pontife soumis aux rites du sérail

Ecarte de son gant un rideau de vitrail

Pour sceller un mirage à son doigt sacrilège.

 

Quelques lambeaux de lune envahissent le ciel

Epongeant à leur peau des filaments de fiel

Pendant qu’un orgue joue une valse de Vienne.

 

Aux portes du sommeil on maquille d’étain

Le visage figé d’une cartomancienne

Puis on jette des sorts au pied d’un sacristain.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2017@Shortédition

Repost 0
Published by Lettres de soie rouge - dans Grêlons d'astres
commenter cet article
15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 20:45
Méandres d'un sommeil d'ambre chaud

Sur une passerelle en fil d’or et de lin

Où danse un funambule au pas de mousseline

Passe un souffle de vent dont le goût de praline

Fond au bord d’une lèvre au sourire câlin.

 

Le parfum vanillé d’un étrange félin

Foule le ciel nacré d’un rouge cornaline

Et froisse le soleil posé sur la colline

D’une griffe d’ivoire écorchant du vélin.

 

Des ronces de silence envahissent la plage

Que des gouttes de temps comme l’eau d’un mirage

Tachent de sucre chaud d’où s’écoule la nuit.

 

Parfois sous une feuille à la peau de dentelle

Coule un peu de satin que la saveur d’un fruit

Mouille de son écrin en velours de cannelle.

 

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2017@Shortédition

Repost 0
Published by Lettres de soie rouge - dans Grêlons d'astres
commenter cet article
7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 21:38
Via dolorosa

Quelques éclairs perdus dans un reflet de rouille

Recouvrent de lumière une arche de couleur

Que des ombres de vent touchent de leur pâleur

Comme le corps nacré d’un oiseau qui gazouille.

 

La fane d’un brouillard au bord d’une gargouille

Sèche au feu d’un saphir sans aucune valeur

Dont le soudain éclat plonge dans le malheur

Un homme ensanglanté par l’or d’une dépouille.

 

Des fleuves de douleurs inondent l’arc-en-ciel

De fers en fusion et de poches de fiel

Calfeutrés dans la nuit par des bouts de flanelle.

 

Passe alors dans un souffle une averse de plomb

Qui traverse la rue où le bruit du grêlon

Etouffe un long sanglot sous un peu de cannelle.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2017@Shortédition

Repost 0
Published by Lettres de soie rouge - dans Grêlons d'astres
commenter cet article
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 19:42
Bulles de mousse

A l’ourlet de la mer la main d’un vieux pécheur

Coud des rêves de brume et des bouts de mémoire

Au fil de son esprit dont les reflets de moire

Cachent des souvenirs d’une grande fraîcheur.

 

Scrutant l’immensité son regard de faucheur

Tranche l’éternité prise dans un ciboire

Rempli de larmes d’or offertes à la gloire

D’un soldat inconnu d’un penchant pleurnicheur.

 

Il partage sans voix avec une mouette

Des bribes de serment que le ressac fouette

Avec la cruauté d’un songe qui s’enfuit.

 

Or dans ses mains de cuivre ouvertes à la lune

Déjà se fige un pli qui trace la fortune

Comme un coup de couteau dans la pulpe d’un fruit.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2017@Shortédition

 

Repost 0
Published by Lettres de soie rouge - dans Grêlons d'astres
commenter cet article
1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 22:03
Berceau de givre

Des cascades de nuit pavent la cathédrale

De cierges larmoyants au pied de saints autels

Où se consume l’or de vœux perpétuels

Noyés dans un silence à la fraîcheur florale.

 

A l’envers des vitraux la lueur vespérale

Frappe l’éternité de sceaux sacramentels

Qui croquent sous l’encens d’innombrables pastels

Gisant entre les mots chantés par la chorale.

 

De la voûte embrouillée au brouillard de minuit

Dégoulinent la lune et des parfums de fruit

Qui tachent le parvis d’une goutte de cire.

 

Et si des doigts de cendre approchent le clavier

D’un orgue enrubanné d’une larme de lyre

C’est que le firmament tremble dans un cuvier.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2017@Shortédition

Repost 0
Published by Lettres de soie rouge - dans Grêlons d'astres
commenter cet article
31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 21:54
Demi-songe

Dans un feuillet de sable où niche du corail

Le souffle d’un soupir s’échappe d’une vague

Entourant de cristaux le chaton d’une bague

Dont l’éclat éclabousse un morceau de vitrail.

 

C’est le soleil levant aux portes du sérail

Qui verse de l’argent sur le fil d’une dague

Et perce le sommeil d’un homme qui divague

Entre des mots perdus au bord d’un soupirail.

 

Sur le marbre des toits des morceaux de mirage

Colorent l’aube impure aux reflets d’un vitrage

Maculé par la pluie et ses graines de sang.

 

Puis poussé par la soif un oiseau du feuillage

Vient picorer le jour sur le dossier d’un banc

Enchanté de frémir à cet enfantillage.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2017@Shortédition

 

Repost 0
Published by Lettres de soie rouge - dans Grêlons d'astres
commenter cet article
30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 21:44
Genèse

A la vapeur de souffre échappant d’une étoile

Une main puise l’or dans un sac de coton

Et sème la lumière à grand coups de bâton

Sur l’ardoise d’un ciel tendu comme une toile.

 

Des débris de cristal abrités sous un poile

Couvent l’éternité derrière le fronton

D’une bâtisse en flamme où s’éveille un triton

Au cœur d’un souterrain obstrué par un voile.

 

Face au vent de la nuit se dresse l’infini

Dont la noire dentelle orne le corps bruni

D’un astre consumé par un ruisseau de braise.

 

Or déjà le matin se glisse entre les draps

D’un tisserand de mots qui remplit de crachats

Tous les trous de l’azur au bord de la fournaise.

 

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2017@Shortédition

 

Repost 1
Published by Lettres de soie rouge - dans Grêlons d'astres
commenter cet article

  • Lettres de soie rouge
  •  Ce blog a pour but d'exposer des pages de poésie, ornées de textes, d'images et de mélodies, pages écrites au fil des jours et, de rassembler des fragments de lumière comme à travers les cristaux d'un kaléidoscope. Il est ma première étude
  • Ce blog a pour but d'exposer des pages de poésie, ornées de textes, d'images et de mélodies, pages écrites au fil des jours et, de rassembler des fragments de lumière comme à travers les cristaux d'un kaléidoscope. Il est ma première étude

Recherche